Colombier-en-Brionnais

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  • Ferme de la barbarandiere

Le village de Colombier-en-Brionnais

Le village de Colombier, dont il est fait mention dès le XIe siècle, vient du latin "Columbarium" qui désigne le pigeonnier. Il témoigne donc, à cette époque, de la présence d'une ancienne seigneurie, car l'élevage des pigeons était réservé aux nobles. De nos jours, plusieurs édifices remarquables ponctuent le paysage : le château de Valétine (XVI-XVIIe siècles), le manoir des Blancs (XVII-XVIIIe siècles), ainsi que la tour médiévale du prieuré de La Barbarandière. Colombier était autrefois presque entièrement couvert de bois, comme en témoigne les noms des hameaux : Bois-Dieu, Bois Bardot, Terre du Bois, Champ de la Forêt... Quant au carrefour de " l'Homme Mort ", sa dénomination viendrait du fait qu'un colporteur y fut dévalisé et tué en 1793 par un assassin demeuré impuni.



  • Lavoir colombier2

Un lieu mystérieux : les Bois-Dieu

Situé sur le point le plus élevé du village, une chapelle et un hospice ermitage furent édifiés aux Bois-Dieu au XVIIe siècle. Il accueillait des ermites de Saint Augustin de Béziers et fut probablement détruit pendant les Guerres de Religions. À proximité de l'ancien ermitage subsiste la fontaine Saint Claude, dont les eaux sont réputées guérir la fièvre et une croix monumentale, érigée en 1875 pour remplacer l'ancienne croix de bois. Aujourd'hui, les Bois Dieu ont conservé leur vocation religieuse puisque les "Blancs", anticoncordataires, s'y réunissent encore deux fois par an, les jours de la Fête Dieu et de l'Assomption.




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La découverte d'un tableau de maître dans l'église

C'est en 1986, qu'un conservateur des antiquités et objets d'art de l'Isère découvrait par hasard dans l'église de Colombier un tableau de l'Annonciation. La toile ni datée, ni signée, représentait la Vierge agenouillée se tournant vers un ange, dominée par un ciel peuplé de puttis. Après consultation de plusieurs experts, ce tableau du XVIIe siècle fut attribué aux frères Le Nain. Caché en lieu sûr dans la mairie et sous surveillance, la toile fut de nouveau examinée par des spécialistes du musée du Louvre qui confirmèrent l'authenticité du tableau et son attribution à Mathieu Le Nain. Le tableau, classé Monument Historique en 1987, fut acquis par le musée Rolin d'Autun où il est exposé.