Bois-Sainte-Marie

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Le village de Bois-Sainte-Marie

Bois Sainte Marie fut, dès le XIème siècle, une ville marchande importante sur la route reliant Paray-le-Monial à Cluny et le chef-lieu d'un archiprêtré avec son église romane, de grande dimension. La ville, parée d'une muraille, devint une châtellenie royale à la suite de la destruction de la forteresse de Dun en 1180. Elle possédait alors un hôtel des monnaies, un grenier à sel et une prévôté pour la justice. Egalement centre économique avec ses foires et marchés, la ville fut un lieu de résidence pour les notables et les hommes de lois, comme l'atteste encore de belles demeures des XVIe, XVIIe et XVIIIème siècles. Ravagé lors des Guerres de Religions au XVIème siècle et victime de la rivalité économique avec La Clayette, Bois sainte Marie déclina progressivement.Aujourd'hui, son élégante église romane, son parcellaire médiéval et ses maisons anciennes en font un site remarquable.


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La sculpture symbole de l'affrontement du bien et du mal

L'église romane édifiée au XIème et dotée d'un élégant déambulatoire, conserve un remarquable échantillon de la sculpture romane, tant par la thématique que par la symbolique. A l'époque, la sculpture avait pour but de transmettre les enseignements et la morale de l'Eglise aux fidèles qui étaient pour la plupart illettrés. D'une grande force expressive, les chapiteaux sont décorés de motifs végétaux, d'animaux réels (chevaux, aigles) ou fabuleux (sirène, lions avec des végétaux sortant de leur gueule) et de scènes historiées (combat de guerriers, diables arrachant la langue d'un malheureux, avare attaqué par un quadrupède...)


L'asile et l'orphelinat

C'est en 1844 que la comtesse de Rambuteau fondait après la mort de son mari, Louis Alphonse de Rocca, un asile et un orphelinat, en plein cœur du village. Cet établissement charitable était destiné à entretenir gracieusement 60 vieillards et invalides ainsi que 100 orphelins, garçons et filles âgés de 6 à 12 ans. Légué au département en 1873, l'établissement fut tenu par des religieuses jusqu'en 1975. Depuis, les bâtiments accueillent la maison de retraite.